Prêt à taux zéro : les nouveautés du PTZ 2016

Prêt à taux zéro : quelles sont les véritables nouveautés du PTZ 2016 ?

– Des plafonds de revenus revalorisés : + 2000 € en zone A (Paris) là où la tension entre l’offre et la demande de logement est la plus forte et jusqu’à 8000 € en zone B1 et 6000 € en zone B2 qui correspondent globalement aux grandes et moyennes agglomérations urbaines

– La quotité financée en hausse jusqu’à 40% de l’achat d’un logement contre 18% à 26% selon les zones actuellement. Une nouvelle quotité, revue nettement à la hausse, qui s’appliquera indifféremment sur l’ensemble du territoire et que le logement soit neuf ou ancien (à condition d’y faire des travaux et hors HLM).

– Le différé de remboursement généralisé. Conséquence du relèvement de la quotité à 40%, les modalités du différé dépendent du niveau de revenus, de la localisation du logement et de la composition du foyer accédant à la propriété. Tous les profils en bénéficieront avec une bonne nouvelle, particulièrement pour les ménages sans enfants, et ceux bénéficiant des revenus les plus confortables, qui pourront accéder au PTZ 2016 sans craindre de faire face à de trop lourdes mensualités en début de remboursement.

– Le PTZ dans l’ancien sur l’ensemble du territoire. Réservé au neuf entre 2012 et 2014 étendu à près de 6000 bourgs en 2015 :  le « PTZ réhabilitation » s’appliquera sur l’ensemble du territoire, y compris dans les grandes villes,  il faut s’engager à effectuer d’importants travaux de réhabilitation, à hauteur d’au moins 25% du coût total de l’opération

Cette évolution du PTZ (sous réserve de son adoption en l’état dans le cadre du projet de loi de finances pour 2016) veut répondre à un double objectif pour 2016 : favoriser l’accession à la propriété d’un maximum de ménages, notamment les jeunes actifs, et relancer l’activité et l’emploi dans la construction et la rénovation.

Ce renforcement du prêt à taux zéro est prévu pour une durée de 2 ans. Le gouvernement espère ainsi doubler le nombre annuel de bénéficiaires du dispositif et engendrer la création de 50.000 emplois dans le secteur du bâtiment.

Par Philippe SCHMITT

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